Histoire

Le couvent Saint-Joseph des Carmes du Broussey est un lieu historique, puisque c’est là que l’ordre masculin du carmel est restauré en France apres la révolution. La fondation a été réalisée par le père Dominique de Saint-Joseph (1799-1870), Carme espagnol fuyant son pays apres la défaite des armées de l’infant Don Carlos dont il était aumonier contre celles de la régente Marie-Christine en 1839.

A cette époque, sur la colline du Broussey habitait un prêtre angevin, l’abbé Guesneau, retraité dans sa propriété viticole, qui désirait offrir sa maison pour une fondation du Carmel. C’est ainsi qu’après la construction d’une aile perpendiculaire à la maison de l’abbé Guesneau les premiers frères s’installèrent au Broussey le jeudi saint 8 avril 1841. C’est l’époque de la réapparition des grands ordres religieux en France apres la révolution : Bénédictins à Solesmes (1833), Dominicains (1843).

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Le couvent du Broussey essaimera rapidement avec les fondations de Montigny (1844), Agen (1846), Pamiers, Montpellier et Bagneres-de-Bigorre (1853), Rennes (1856), Lyon et Saint-Omer (1859) ; plus largement, c’est du Broussey que se feront les refondations du Carmel en Espagne et en Angleterre, cette dernière sous l’impulsion du Père Hermann (1821-1871).

Le couvent lui-même s’agrandit quelque peu tout en gardant des proportions modestes. Une aile est ajoutée côté sud et une chapelle est construite durant la seconde moitié du siècle. Si les lois anticléricales de 1880 n’affectent guère le Broussey, il n’en va pas de même en 1901, où le couvent est vendu, et racheté par une famille amie de la communauté qui le transforme en S.C.I… et y héberge discrètement quelques frères qui assurent le service de la paroisse voisine de Laroque. La maison restera ainsi en veilleuse jusqu’après la deuxième guerre mondiale, lorsque le noviciat y est de nouveau installé.

Au début des années 1960, une activité d’accueil est mise en place et une communauté de sœurs du Carmel apostolique Notre-Dame de Bethléem, congrégation nantaise, vient apporter son concours à l’hôtellerie. Deux nouvelles ailes sont ajoutées aux bâtiments, qui comportent de ce fait deux petits cloîtres. La chapelle est modifiée par la suppression du jubé derrière lequel les frères célébraient la liturgie des heures ; stalles, peintures murales et vitraux très néo-gothiques sont remplacés ou supprimés (vitraux : O. Boyer, 1975). Une nouvelle campagne de travaux dans la chapelle au cours des années 1990 permettra l’installation d’un chauffage par le sol et le renouvellement du mobilier liturgique (J.-P. Mathios, 1998) ; de ce fait, la chapelle est utilisable en toute saison. Les bâtiments réservés à l’accueil sont aussi modernisés vers l’an 2000 et un nouveau chantier est sur le point de commencer pour améliorer encore les locaux destinés a l’accueil des hôtes.

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